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DEMOSPHERE GIRONDE

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 14:19

Le rituel est connu : dès que les opprimé-e-s se révoltent, ils et elles sont qualifiés d’ « extrémistes » de « violents » et sont infantilisés par des journalistes. Les patrons voyous, les flics ripoux, les hommes ou femmes politiques corrompus n’ont pas droit au même traitement médiatique, loin de là !
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Le 7 mars avait lieu une manifestation des salarié-e-s de l’usine Goodyear d’Amiens au siège de l’entreprise à Rueil-Malmaison, où se tenait un comité central d’entreprise sur l’avenir des 1 173 emplois concernés. Cela fait maintenant près de six ans que ces salariés vivent sous la menace d’une fermeture du site, ballotés par des promesses de reprise. Pression sur l’emploi, dégradations des conditions de travail, stress, sont leur lot quotidien.

La manifestation s’est rapidement transformée en affrontement avec la police qui a donné du tonfa, du flash-ball et du gaz lacrymogène. S’est ensuivi un déchaînement médiatique contre les syndicalistes de l’usine. Nombre de journalistes ont affiché leur mépris de classe. Le soir même, sur RTL, l’inénarrable Marc-Olivier Fogiel, sommait Mickaël Wamen, de la CGT de « condamner » cette violence. Peu avant, c’était Pascale Clark qui l’étrillait sur France Inter, qualifiant le comportement ouvrier de « belliqueux ». Cette attitude servile n’est pas sans rappeler celle de David Pujadas, qui avait rappelé à la loi Xavier Mathieu, militant CGT de l’usine Continental dans son journal télévisé.

Pourtant la colère des Goodyear est légitime. Comme est légitime la colère des milliers de personnes licenciées chaque mois, alors que les profits des grandes entreprises restent mirobolants. La violence c’est celle de ces patrons de leurs actionnaires qui jettent les gens dans la misère après avoir profité de leur travail jusqu’au bout. La violence c’est celle de la police toujours là pour défendre les riches et celle de la justice toujours là pour condamner les révoltés. Cette violence c’est la violence du capitalisme.

Que fait le gouvernement « socialiste » face à cette violence ? Rien de plus, rien de moins que Sarkozy et sa clique. Goodyear, ArcelorMittal, Sanofi, PSA, Virgin : la stratégie est la même. On fait un peu d’agitation devant les caméras pour la communication gouvernementale, puis on savonne la planche aux salarié-e-s en lutte, et s’ils s’obstinent, on leur envoie les CRS, et on traîne les syndicalistes en justice.

Suite à la manifestation du 7 mars, la réaction du gouvernement a été de condamner les ouvrières et les ouvriers de Goodyear. Sur RMC et BFM-TV, le secrétaire du parti au pouvoir Harlem Désir, a déclaré sur un ton compassé « comprendre » leur réaction, mais « condamner les violences ». Pire le premier flic de France, Manuel Valls, a déclaré, entre deux coups de menton, que la justice serait saisie.

Les ouvrières et les ouvriers de Goodyear ont raison ! Contre les licenciements collectifs et l’arbitraire patronal :
droit de veto des travailleuses et des travailleurs ;
blocage des dividendes des actionnaires
réquisition/autogestion des sites viables

Alternative libertaire, le 11 mars 2013

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 10:27

Manif de soutien aux opposants de NDDL à Libourne le dimanche 13 janvier.

Rendez vous devant le bar LORIENT, face au lycée Max Linder entre 9h et 9h30.

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 11:24

Jeudi 6 décembre 2012 à 20h30

Lieu :Pessac


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la mac, campus universitaire Bordeaux III et IV, tram B arrêt Unitec

  (derrière les batiements en constructions)

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 16:01

 

Indymedia Paris, toujours dans les bon coups [Voir par exemple ici, et ], a validé la publication d’un article nommé « Quelques conseils pratiques suite à l’arrestation de copains… » en date du mardi 20 novembre 2012, et signé « solidarités anarchistes ». Bien que nous ne voyons pas ce que peut bien faire l’anarchisme au beau milieu de ces 21 commandements de l’antirep 2.0, c’est aux consignes pratiques qui sont données là que nous voulons réagir pour les disqualifier au plus vite.

Il y a de quoi se questionner rien que par le choix des mots, dans ce communiqué écrit pour « rappeler deux ou trois bons procédés pour survivre lorsqu’on participe à une action politique », et écrit pour l’occasion parce que « deux copains ont été interpellés vendredi dans la nuit avant de passer deux jours et demi en détention » [Plus précisément en garde-à-vue, et sous l’accusation d’avoir écrit quelques phrases avec un feutre et collé quelques affiches contre la construction d’un aéroport sur une permanence locale d’un parti au pouvoir]. Il y a donc des procédés à suivre, des consignes qui viendraient d’on ne sait où, visiblement de personnes ayant déjà « survécu » à une « action politique », et c’est tout le bien que nous leur souhaitons, à nos survivants. Visiblement aussi, ces personnes sont extrêmement sûres d’elles-mêmes, de leurs affirmations précises et péremptoires qui ne s’encombrent jamais de toute l’histoire de la répression du mouvement révolutionnaire et des différentes petites « victoires » obtenues face aux flics et aux juges, de l’histoire de tous ces camarades et compagnons qui ont eu le courage et l’intelligence de poser quelques standards face aux exigences morbides de la justice. En assumant ce qu’ils sont véritablement, en ne jouant pas avec le soutien d’une éventuelle classe sociale, en étant révolutionnaires devant leurs camarades de même que face aux juges, en ne se pliant pas systématiquement aux différentes formes d’auto-répression ou de répression participative qu’on voulait les contraindre à respecter, etc.

Il y a cette forme de pensée, qui se vit comme rationnelle, qui pense que chaque nœud se défait de la même manière. À l’ère cybernétique, il y aura toujours une page wikipedia pour nous expliquer ce qu’est une chose, pour nous indiquer comment faire ceci ou comment faire cela de la manière la plus valide. Pas étonnant donc, que dans le petit milieu radical, fleurissent en permanence des « guides pratiques » : comment squatter, comment se comporter en garde-à-vue, comment paperasser, comment voler, comment aimer ou comment baiser. Chacun de ces guides, qu’il le prétende ou non, tend à créer un monopole de la manière de faire, une nouvelle norme. Ils tendent à créer l’illusion qu’il n’y a qu’une unique manière qui soit efficace (donc souhaitable, dans l’esprit du temps…) et qu’il faudrait reproduire perpétuellement. Rien d’étonnant à ce que ce milieu soit à l’image du monde qui le produit et lui donne sa raison de vivre. Et si, pour parler le langage immonde de l’époque, le premier résultat d’une recherche google serait le meilleur, le plus « prouvé scientifiquement », alors quoi d’étonnant à ce que ce genre d’énumération de procédés, au delà d’être dangereux, soit suivi à la lettre par quelques esprits influençables et peu expérimentés ?

Encore une fois, nous voulons opposer la recherche de l’efficacité à tout prix, la tactique et la stratégie aux raisons du cœur et à notre éthique.

Si nous comprenons la nécessité de ne pas parler aux flics comme une simple règle à respecter pour des raisons pratiques et non pas comme un rapport au monde et une éthique, alors il y aura possiblement des situations où il sera préférable de parler aux flics pour telle ou telle raison tactique. C’est aussi le danger de ce type de commandements, de présenter des règles pensées dans un but d’efficacité, et donc auxquelles on peut déroger si l’efficacité l’exige ponctuellement, selon l’agilité politicienne de chacun. Car ce n’est pas seulement pour des raisons pratiques que nous ne parlons pas aux flics, c’est aussi parce que nous ne reconnaissons pas leur autorité, parce que nous ne pouvons pas en supporter l’idée.

Par exemple, lorsque nos survivants nous ordonnent par l’un de leurs commandements de « ne rien laisser traîner chez soi qui puisse permettre d’établir son parcours politique », nous sursautons bien évidemment. Et là, la question n’est pas de savoir si cela serait plus efficace en terme de résultat de se faire passer devant un juge pour un esprit simple, bon sous tout rapport, qui passait par là, a vu de la lumière et est rentré, plutôt que pour un révolutionnaire déterminé à changer le monde. Il s’agit plutôt de chercher à comprendre comment le grand écart est possible, et comment le miroir ne se brise pas sous les coups de notre dignité qui s’envole à chaque fois que nous nous regardons dedans.

Des compagnons et des camarades arrêtés ces dernières années, dans plusieurs affaires différentes, parfois lourdes, parfois sous la menace directe de la prison, ou celle de ne pas en sortir, ont refusé ces petits jeux de rôles minables et ont refusé de se renier. Alors bien sûr, ceux qui joueront les canards face aux juges seront des gentils, et les autres, ben tant pis pour eux ! Après tout c’est à ceux qui prennent des risques pour leur émancipation de s’aligner sur ceux qui se laissent réprimer bien comme il faut. Par le bas, toute !

Mais que les réalistes se replacent confortablement dans leurs fauteuils objectifs, on peut rester digne et « gagner », on peut rester digne et être « efficace ». Mille cas à travers le monde nous ont montré qu’il était possible de revendiquer une solidarité avec des idées et des pratiques, sans pour autant admettre avoir commis tel ou tel fait, et sans jouer les innocents ou les gentils.

En réalité, nos survivants ne proposent pas des pistes pour réfléchir à comment attaquer mais plutôt une liste de dispositions à prendre pour réaliser une action politique. Et pour nous, l’attaque n’a rien à voir avec une action politique, ou militante. Notre vie n’est pas déterminée par un agenda quelconque, avec un temps pour la réunion, un temps pour l’action politique, et un temps séparé pour la vie privée (expliquant par exemple pourquoi nos militants exigent que nous jetions nos livres, brochures, etc. pour faire de son lieu de vie privée un endroit séparé de sa « vie politique »). Pour nous, l’attaque de ce monde n’est pas un moment séparé à caler dans un emploi du temps, c’est un rapport de conflictualité permanente au monde.

Plus anecdotiquement, nos « anarchistes solidaires » ont un peu tendance à prendre les gens pour des cons, avec des conseils comme « faire vite et ne pas traîner sur le lieu de son action une fois accomplie », parce que bien sûr on en voit beaucoup des gens qui brûlent une cible en pleine métropole et qui se posent sur un transat pour admirer leur œuvre les doigts de pieds en éventail, passant un coup de fil à tous les copains/copines pour leur raconter comment ils ont « survécu à une action politique ». Eh bien non, car il faut « ne jamais amener son téléphone portable sur une action (les keufs peuvent le géolocaliser a posteriori) », merci pour l’info. Bref nos « anarchistes solidaires » prennent un peu les gens pour des abrutis, alors qu’au fond, c’est eux qui sont navrants. Toutes ces choses sont déjà acquises pour quiconque prend la décision d’attaquer ce monde, chacun est doté d’un peu de bon sens, en tout cas assez pour ne pas avoir besoin d’un guide pratique pour savoir qu’il ne faut pas laisser de « pièces à convictions » sur les lieux, ou bien que les flics ne sont pas des copains.

La question que nous nous posons est donc de savoir à qui s’adressent ces « procédés », car de telles banalités pourraient laisser entendre à quelqu’un qui débarque et n’a pas encore eu l’occasion de développer des affinités avec des gens qui ont un peu d’expérience pratique, que ces 21 commandements sont suffisamment exhaustifs pour qu’il puisse partir à l’action sûr de lui sans plus d’approfondissement empirique.

Il y a aussi cette posture d’expertise, qui tombe quelque peu à l’eau à l’examen de leur manque total d’expérience réelle de la répression, un peu comme n’importe quel avocat qui ne visitera jamais les fonds d’une geôle et qui réfléchira toujours plus en fonction du code pénal et du remplissage de ses poches qu’en fonction de ce qu’il perçoit dans les yeux et les sentiments des individus qui se trouvent face à eux dans le « local avocat » d’un commissariat ou d’une prison. Pour mettre les choses au clair, non, les flics ne nous laissent pas sans chaussures et sans habits sous prétexte qu’il y aurait des cordons et des lacets, ils retirent simplement les cordons et les lacets. Et non, non plus, on ne peut pas lire de livres en garde-à-vue, couverture souple ou pas, au pays des licornes et des arc-en-ciels comme en France.

Hormis les quelques balivernes ci-dessus cités, ces conseils sont peut-être très bons, nous n’en doutons pas, pour les désobéissants, les collectifs citoyens ou les politiciens pour qui l’« action politique » est séparée du reste de la vie, pour qui les idées sont séparables des pratiques et pour qui les discours s’adaptent au réceptacle, ou pour ceux qui rentrent gentiment vivre leur vie d’esclave après avoir soupiré leur indignation trimestrielle entre deux conscientisations accomplies et notifiées. Certainement efficaces aussi si pour nos survivants solidaires, ce qui est placé dans l’horrible terme d’« action politique » qui est le leur, se résume au happening, à la manifestation-unitaire-merguez-et-collective-tous-ensemble, au sit-in pacifique ou à la banderole postée sur youtube, et à tout ce qui ne cherche qu’à faire le buzz, comme on dit. Car l’époque exige de bons metteurs en scènes de l’artifice.

Mais ils ne s’appliquent certainement pas à ceux qui portent assez de force dans leur cœur pour renvoyer un peu de la violence qu’ils subissent à la gueule des oppresseurs avec continuité, et nous sommes confiants que ceux-là iront chercher conseil dans le vivier de transmission (orale ou écrite) que leur a légué l’expérience de l’action directe et de la répression plutôt que dans des guides pratiques comblant le vide théorique de ceux qui les rédigent. Nous souhaiterions que l’infiltration progressive et omniprésente du virtuel ne se supplante pas aux rapports humains, au moins entre révolutionnaires à défaut de plus, comme c’est le cas partout ailleurs.

Pour conclure ces quelques lignes, nous ne pensons pas que la question de la sécurité soit une question figée, ou en tout cas, le caractère essentialiste d’une « culture de la sécurité » [Terme que l’on voit fleurir, notamment sous l’impulsion des personnes proches de l’Appel ou aux États-Unis, dans les crémeries équivalentes, comme Crimethinc] nous paraît bien limité. La sécurité est selon nous une question bien plus simple et moins rigide, elle est une question d’intelligence pratique, de transmission et d’expérience. La sécurité ne doit pas devenir la priorité dans l’élaboration d’une attaque, elle ne doit pas prendre la place du désir d’un autre monde (ou tout simplement de détruire celui-ci) qui en est à l’origine. La culture de la sécurité, nous vivons déjà dedans, dans cette peur des mots et cette panique de la surveillance, la culture de la sécurité n’est rien d’autre que la culture de la répression.

Bien sûr, la sécurité est importante si nous voulons pouvoir continuer notre chemin, mais elle ne peut être comprise avec finesse que dans le cadre de l’affinité, c’est-à-dire d’une relation approfondie (et notamment à travers le temps) entre des compagnon/nes qui permet peu à peu de partager les expériences et d’approfondir mutuellement l’analyse de ce monde, les pratiques et les savoir-faire qui en découlent naturellement, la sécurité en fait partie.

Bouger ensemble, attaquer, penser, analyser, faire vivre et dialoguer des connaissances, ce ne sont pas des choses que l’on apprend à l’école, en famille, en assemblée générale, sur internet ou dans un guide pratique. Ces choses-là se développent au contact de l’autre, dans l’affinité, dans un développement permanent et avec soi-même. Il n’y a pas de modèle à suivre, à part pour les militants.

Alors, il paraîtra limpide que ce n’est ni sur indymedia ni sur wikipedia que nous comprendrons ce monde et que nous trouverons des prises pour le démolir. Que les précautions que nous prenons ne doivent pas déterminer nos pratiques et nos idées.

Le 21 novembre 2012,
Les méchants !

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 15:02

 

 

pioché sur  nos camarades du www.juralib.noblogs.org/

 

 

RÉSUMÉ DE MON WEEK-END EN GARDE À VUE POUR DÉGRADATION LÉGÈRE
À DIFFUSER LE PLUS LARGEMENT POSSIBLE

Bonjour à tou-te-s,

Vous que je connais de prêt ou de loin, de Paris, de Bourges ou d’ailleurs, je vous transmets le résumé de mes 62h de “privation de liberté”, (48h de garde-à-vue puis 14h de dépôt du Palais de Justice) à Paris entre le vendredi 16 et le dimanche 18 novembre 2012.

Ceci pour “dégradation légère de bien privé en réunion” (5 affiches collées et quelques phrases écrites au feutre “Posca”). Comme c’est politique (contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes), ça passe mal… et on nous le fait payer. Assez cher.

http://juralib.noblogs.org/files/2012/11/233.jpg

TÉLÉCHARGER LE DOCUMENT

Diffusez-le, parlez-en, posez des questions, écrivez un article, postez-le sur facebook ou twitter : d’ici notre procès le 16 JANVIER 2013 AU TGI DE PARIS À 9H, il faut médiatiser le plus possible ce qui se passe en France sous ce gouvernement, que cela concerne Notre-Dame-des-Landes ou non.

Un rassemblement est organisé en même temps que notre jugement : devant le TGI, au 4, Bd du Palais, 75001 Paris à 8H30 le mercredi 16 janvier 2013. Nous avons besoin d’un maximum de monde pour montrer que nous ne sommes pas seuls face à la répression et que notre traitement est disproportionné par rapport aux faits reprochés.

Bonne journée

Solen Ferrandon-Bescond – 26 novembre 2012

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 14:20

 

Les filles des 343 salopes

Plus de 200 000 femmes avortent chaque année en France.

Cet acte, pratiqué sous contrôle médical, est des plus simples. Pourtant, le parcours des femmes qui avortent, lui, l’est de moins en moins :

Le droit à l’IVG est menacé : en pratique, par la casse méthodique du service public hospitalier, et dans les discours, car l’avortement est régulièrement présenté comme un drame dont on ne se remet pas, un traumatisme systématique.

Ces discours sur l’avortement sont des slogans éloignés de ce que vivent la grande majorité des femmes, ils ont pour but de les effrayer et de les culpabiliser.

Nous en avons marre que l’on nous dicte ce que nous devons penser et ressentir.

Depuis le vote de la loi Veil en 1975, a-t-on cessé de prédire le pire aux femmes qui décident d’avorter ?

Nous en avons assez de cette forme de maltraitance politique, médiatique, médicale.

Avorter est notre droit, avorter est notre décision. Cette décision doit être respectée : nous ne sommes pas des idiotes ou des inconséquentes. Nous n’avons pas à nous sentir coupables, honteuses ou forcément malheureuses.

Nous revendiquons le droit d’avorter la tête haute, parce que défendre le droit à l’avortement ne doit pas se limiter à quémander des miettes de tolérance ou un allongement de la corde autour du piquet. Nous disons haut et fort que l’avortement est notre liberté et non un drame.

Nous déclarons avoir avorté et n’avoir aucun regret : nous allons très bien.

Nous réclamons des moyens pour que le droit à l’IVG soit enfin respecté.

Nous réclamons son accès inconditionnel et gratuit mais également la liberté de faire ce que nous voulons de notre corps sans que l’on nous dise comment nous devons nous sentir.

Elles se font appeler « les filles des 343 salopes » et l’appel est là :

Signer l’appel

 

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 14:19

Le samedi 17 Novembre 2012 à Notre-Dame-des Landes (près de Nantes) aura lieu une manifestation de réoccupation des terres contre le projet de construction d’un aéroport. Ce projet est l’exemple même de la mégalomanie de certains notables locaux comme J.M Ayrault (premier ministre et ancien maire de la ville de Nantes) et de leur collusion avec les intérêts capitalistes.

La construction du « troisième plus grand aéroport français » est inutile, elle ne repose sur aucun besoin des populations locales et entraînera la destruction de 2000 hectars de bocage, la disparition de centaines de terres agricoles, l’expulsion d’habitants et d’habitantes, de petits paysans et paysannes.

Ce projet se construit contre la population et dans l’intérêt des capitalistes, comme l’entreprise Vinci. Celle-ci est assurée, via un partenariat public-privé, d’une rentabilité de 11% qui sera compensée en cas de déficit par des fonds publics  ! Voilà la logique des politiciens « socialistes » : d’une main étrangler la populations à travers les politiques d’austérité et de l’autre main nourrir les vautours capitalistes !

La résistance menée par les habitantes et les habitants, les paysannes, et les paysans, depuis des années est exemplaire. L’expérience de vie autogestionnaire menée dans la ZAD (zone d’aménagement différée ou Zone à défendre) est porteuse d’une réelle dynamique de transformation sociale et écologique. Mais cette résistance a dû faire face à une féroce répression. Le gouvernement a dépensé plus d’un million d’euros en deux semaines pour envoyer sa police contre la population de la zone. Voilà la politique du gouvernement Ayrault et de ses alliés : "protégeons les capitalistes contre la population" !

La manifestation qui se déroulera à 11h à Notre Dame-des-Landes Samedi 17 Novembre est très importante. Dans de nombreuses villes en France des covoiturages, des bus partiront vers Notre-Dame-des-Landes et des manifestations locales de soutien sont organisées à certains endroits. Alternative libertaire appelle, ses militants et militantes, ses sympathisantes et sympathisants et tous celles et ceux que cette politique inique révolte à se joindre à la manifestation

Contre les cadeaux faits aux capitalistes, contre la politique antisociale de ce gouvernement, contre la destruction écologioque : Manifestons le 17 Novembre

 

Publié le 14 novembre 2012 par Commission écologie

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 12:45

 

 

pioché sur www.owni.fr

 

Description en une infographie interactive de la mécanique antiterroriste française, mise en place en 1986 au lendemain d'attentats et qui ne cesse de se durcir après chaque action terroriste. Par souci d'efficacité ?

L’antiterrorisme français est un édifice. Un édifice légal, auquel le nouveau gouvernement socialiste veut apporter une nouvelle pierre. Les lois antiterroristes en vigueur sont récentes à l’échelle du code pénal. Certes, il y eut les lois scélérates à la fin du XIXe siècle qui créaient un système d’exception. Mais la machine antiterroriste actuelle repose aujourd’hui sur des lois de 1986, 1992, 1996, 2001 ou 2006 pour ne citer que les principales (voir notre infographie interactive).

Le projet de loi

Présenté mercredi en Conseil des ministres, le projet de loi prévoit de faciliter les sanctions de Français commettant des actes terroristes à l’étranger. Cette infraction existe déjà, notamment par le truchement de l’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. Le texte n’apporte donc pas de grandes nouveautés sur ce point. D’autres dispositions sont également prévues : la conservation de données de connexion, l’accès aux fichiers de police administrative et le recours à des contrôles d’identité. Enfin, il prévoit de faciliter l’expulsion de personnes étrangères suspectées d’activités terroristes. Lire notre article : Terreur dans le miroir.

Le système mis en place se caractérise par sa “vocation préventive” selon les mots du juge d’instruction Marc Trévidic, dans son ouvrage Au coeur de l’antiterrorisme. La vocation préventive doit résoudre une équation a priori insoluble : comment empêcher les attentats, c’est-à-dire punir avant qu’une infraction soit commise ? Marc Trévidic est bien placé pour poser la question (et y répondre) : ce magistrat appartient au pôle antiterroriste du Tribunal de grande instance de Paris – la galerie Saint-Eloi – compétent sur l’ensemble du territoire.

Centralisation

Ce principe de centralisation est posé par la première grande loi antiterroriste contemporaine, celle du 9 septembre 1986. Les affaires terroristes échappent aux juridictions ordinaires. Les enquêtes sont confiées à des magistrats instructeurs ou des procureurs spécialisés, à Paris. Les cours d’assises, pour les crimes terroristes, sont composées exclusivement de magistrats, et non de jurés, en vertu d’une loi de décembre 1986.

Ces bases du système français ne permettent toujours pas de résoudre la fameuse équation de Marc Trévidic. La solution apparaît à partir de 1992. L’expression “association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste” fait son entrée dans le code pénal. Elle devient un délit passible de 10 ans de prison en 1996.

L’association de malfaiteurs concentre les critiques, incarnant l’extrême souplesse du régime antiterroriste français. Dans son ouvrage, Marc Trévidic écrit :

"Cette infraction est un outil terriblement efficace mais également potentiellement dangereux pour les libertés individuelles. (…) On réprime alors non l’acte de terrorisme pas encore commis, mais la préparation même de cet acte de terrorisme."

Clé de voûte du système français, l’association de malfaiteurs est vigoureusement défendue par les praticiens de la lutte antiterroriste. Le juge Bruguière, longtemps à la tête de la Galerie Saint-Eloi et connu pour son utilisation extensive de cette infraction, oppose “l’approche judiciaire française [aux] exactions commises par les États-Unis à leur centre de détention de Guantanamo et avec celles commises par le Royaume-Uni, où les étrangers soupçonnés de terrorisme ont été détenus sans limite de temps et sans inculpation de 2001 à 2004, jusqu’à ce que la Haute Cour déclare ces mesures illégales.” Une comparaison, en forme de justification, courante chez les magistrats spécialisés.

Dès la moitié des années 1990, les deux piliers de l’antiterrorisme à la française sont posés. Ils sont sans cesse renforcés par les législations suivantes. En 2006, “la loi relative à la lutte contre le terrorisme” aggrave les peines encourues pour l’association de malfaiteurs, renforce la centralisation de la justice à Paris et prolonge la durée de la garde à vue, jusqu’à six jours en cas de “risque sérieux de l’imminence d’une action terroriste en France ou à l’étranger”.

Un attentat, une loi

Une planète antiterroriste

Une planète antiterroriste

OWNI a développé avec RFI une application qui recense les législations antiterroristes dans le monde. Justice d'exception, ...

1986, 1996, 2006. Les grandes lois antiterroristes interviennent après des attentats. Au milieu de la décennie 1980, plus d’une douzaine d’attentats sont commis à Paris, revendiqués par le Comité de solidarité avec les prisonniers politiques arabes et du Proche-Orient. En 1995, la France est frappée par une nouvelle série d’attentats. Le 25 juillet, dix personnes meurent et 117 sont blessées par l’explosion d’une bombe dans la station Saint-Michel, à Paris, un attentat perpétré par le Groupe islamique armé algérien selon les autorités.

Dix ans plus tard, la nouvelle législation intervient en réaction aux attentats de Londres, en juillet 2005. Le projet présenté mercredi en Conseil des ministres est une version diluée d’un texte préparé par le précédent gouvernement, quelques jours après l’affaire Merah.

En 1898, aux lendemains de l’adoption des lois scélérates, Francis de Pressensé, futur président de la Ligue des droits de l’homme, écrit1 :

"La France a connu à plusieurs reprises, au cours de ce siècle, ces paniques, provoquées par certains attentats, savamment exploitées par la réaction et qui ont toujours fait payer à la liberté les frais d’une sécurité menteuse."


[Survolez l'infographie avec votre souris puis cliquez sur les ronds noirs et rouges pour en savoir plus sur chaque texte]

 
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Image incorporée...

Infographie réalisée par Cédric Audinot /-)
Retrouvez le recensement par Owni des 42 lois sécuritaires adoptées entre 2002 et 2011, dont les lois antiterroristes ne sont qu’une partie.
L’ONG Human Rights Watch a publié en 2008 un rapport sur l’antiterrorisme en France : la justice court-circuitée
En 1999, la Ligue des droits de l’homme avait publié “France : la porte ouverte à l’arbitraire” sur le même sujet.
  1. Citation extraite de l’ouvrage Contre l’arbitraire du pouvoir, paru aux éditions La Fabrique []
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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 12:33

pioché sur www.zad.nadir.org/

 

 

 

Faut bien dire qu’on a été surpris d’apprendre cette histoire d’agression de vigile dans la nuit du 12 au 13 Novembre sur la commune de Fay de Bretagne.

Sur place, on en avait pas trop entendu parler avant que ça ne sorte dans la presse. Mais en même temps comme il y a certaines informations qu’on sait bien qu’il faut pas savoir, y’a des choses qu’on parle pas. Discrétion de base. Mais sûr que ca fait que du coup, on sait jamais trop...

En attendant, on a quand même bien rit (pas mal jaune verdâtre quand même) quand on a lu le foin que la préfecture faisait autour.

D’abord d’entendre le préfet parler de "lacheté", parce qu’on groupe d’une vingtaine de personnes aurait agressé un vigile.

Parce qu’au fond, si on parle de lacheté, lacher 1200 gendarmes sur quoi, 200 personnes, j’ai du mal à voire en quoi c’est différent. D’accord, ça fait 1 contre 20 dans un cas, et 1 contre 6 dans l’autre. Mais on va pas faire une guerre des chiffres, rendu à ce point là... D’autant que tes robocops, m’sieur l’préfet, sont quand même pas mal plus équipés.

Et si on veut parler de lacheté, on peut aussi mentionner qu’AGO, Vinci donc, montre pas beaucoup de courage à payer un type pour protéger seul une maison en plein pendant l’opération César... Des promoteurs qui se cache derrière un type qui doit passer la nuit tout seul dans une voiture, pour bouffer... C’est bien représentatif de l’idée que Vinci et consorts se font de la division des tâches entre eux et les pauvres. Nous, on s’remplit les poches, toi, tu prends les risques.

Puis quand même, faut bien dire que la façon dont cette histoire est racontée dans la presse titille un peu. Y’a des trucs un peu too much, M’sieur l’préfet, dans ton histoire. On sent quand même que t’as mis le paquet pour décrire des sauvages sanguinaires. Ca marche pas vraiment, tu vois bien, mais au moins tes potes de la presse ils t’ont bien relayé.

Des sauvageries pareils ! On se demande encore comment ça se fait que ce vigile qui a failli se faire cramer, il sorte rapido de l’hosto sans fracture ni rien, juste quelques bleus sur les bras. A peine une semaine d’ITT, pour un acte qui avait pourtant l’air d’être sacrément barbare (on imagine encore les couteaux entre les dents), quelle chance il a eu !

Mais peut-être c’est comme tes gardes mobiles, qui se blessent eux mêmes. Comme ton pro de la grimpe qui fait le pitre sur une plateforme et se vautre parce qu’il a coupé la branche où il était assis. Ou encore ceux qui se blessent entre eux parce qu’il y en a un qui a raté son lancer de grenades, qui du coup atterrit dans les pattes de ses collègues, pendant le première vague.

En vrai, pour des terroristes-ultra-blabla aussi dangereux que tu dis, 11 ou 12 gendarmes blessés (dont presque la moitié tous seuls), y’a un truc qui fait bizarre, tu trouves pas ?

Mais on sait depuis Villier, que vous aimez bien mettre en scène vos blessés, quitte à en rajouter un peu.

Pas de bol, cette fois tout le monde sait qui utilise la force, et qui se défend dans cette histoire. Pas facile la vie.

Alors quand tu parles de lacheté, M’sieur l’préfet, regardes un peu dans la glace d’abord, avec tes copains. J’sais bien que vous avez les poches bien remplies, j’imagines que ça sert pour pas trop voire ton vrai visage de mort dans le reflet... Mais combien de temps ça va durer, tu crois ?

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 16:23

Rassemblement  Jeudi 15 Novembre 2012 à partir de 18 H 00 jusqu' à 18 H 30 Place Aristide Briand (devant la FNAC) à Lorient.

 

 

  

LORIENT NE PEUT RESTER EN DEHORS DE LA LUTTE CONTRE L'AYRAULTPORT DE NOTRE DAME DES LANDES. 

 

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